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Lien Amis et Soeurs de Gethsémani

PARCOURS HISTORIQUE DU LIEN AMIS ET SOEURS DE GETHSEMANI

Petit historique du lien laïcs-sœurs de Gethsémani

La présence des laïcs aux côtés des sœurs de Gethsémani est une histoire qui s’enracine dès la fondation de l’Institut. La naissance d’une confrérie de laïcs, en 1862, dite « archiconfrérie de la Sainte Agonie » est antérieure à l’Institut fondé en 1867. Le lien entre la congrégation des sœurs de Charité de la Sainte Agonie, notre Institut, avant 1983, et l’archiconfrérie se délite au fil des ans, les lazaristes qui accompagnent ce groupe de laïcs sont avancés en âge et notre Institut prend de la distance avec une forme de prière marquée par un esprit de réparation, un courant spirituel qui ne correspond plus au dynamisme missionnaire du Concile Vatican II et au nouvel élan apostolique de la vie religieuse.

Lorsque l’Église demande aux congrégations religieuses de réécrire leurs Constitutions, ad experimentum, avant de les rendre définitives et approuvées par Rome, pour nous en 1983, « les quatre fins de l’archiconfrérie de la Sainte Agonie de N.S.J.C » sont à réinterpréter pour notre temps.

Nous ne donnons pas priorité à une nouvelle écriture des quatre fins et nous pourrions parler de distance avec nos frères lazaristes vers 1975.

Orientations missionnaires des Sœurs de Gethsémani

En 1978, nous travaillons avec un prêtre sociologue du diocèse de Saint Etienne, Jean NIZEY, sur nos implantations communautaires et nos priorités missionnaires. Il s’agit, comme vous l’avez vécu dans vos instituts, de repérer et de décider quelles sont nos priorités missionnaires ! Pour faire court, « nous fermons et nous ouvrons » de nouvelles insertions plus en phase avec les appels de notre temps et de l’Église où le lien avec des laïcs chrétiens se renforce. Ils sont présents aux côtés des communautés ou des sœurs, dans des engagements divers, tels que les aumôneries de l’enseignement public, les conseils d’administration des Maisons d’Enfants que nous gérons, la vie de quartier, la vie locale. Un document intitulé « TEXTE FONDATEUR DES AMIS DE GETHSEMANI » précise :

« De nombreux liens ont été tissés dans l’histoire de l’Institut entre laïcs et sœurs, tant humains que spirituels : partage de tâches communes, de temps de prière… Appelés par leur vocation de baptisés et sollicité par les sœurs, des laïcs s’associent à leur mission, dans des liens d’amitié. »

C’est le temps de la passion et de la résurrection, car il faut trancher, prendre des options et faire des choix qui provoquent des fermetures de communautés et ouvre à de nouvelles missions. C’est aussi le temps de la grâce car nous approfondissons le charisme de Gethsémani et nous réinterprétons pour notre temps ces pages d’évangile.

C’est dans ce contexte, qu’une nouvelle page d’histoire va s’écrire. Le chapitre de 1984, nous tourne résolument vers l’avenir. Voici ce qui est écrit dans le document auquel je viens de faire référence et qui retrace l’histoire du lien laïcs-sœurs, en 1995 :

« Dès 1984, les sœurs rassemblent tous leurs amis, pour partager leur foi qui s’enracine dans l’expérience et les paroles du Christ à Gethsémani, leur mission et leurs choix.

« Venez avec nous ».

« Nous avons besoin de vous pour témoigner d’un amour de Dieu qui accompagne le monde dans ses recherches et se tâtonnements. »

En 1989, les sœurs appellent à aller plus loin ensemble, à « s’associer » dans le Charisme.

« Le Charisme est un trésor de l’Église à la disposition de tous. Notre histoire nous redit la place originale des laïcs dans la transmission de notre patrimoine spirituel. N’ayons pas peur d’appeler des laïcs qui le désirent à vivre, selon leur vocation propre, les pages d’Évangile de Gethsémani et pour certains à participer à des tâches apostoliques. »

Les sœurs de Gethsémani organisent une série de rencontres « à thème » :

- En 1984 à Saint Martin La Plaine (Loire) et Verdalle (Tarn) : sensibilisation à Gethsémani.
- En 1985 à Saint Martin La Plaine et à Dourgne : souffrance des hommes et souffrance de Jésus/Espérance.
- En 1985 à Saint Matthieu de Tréviers : la mission.
- En 1986 à Rive de Gier : évangile et société.
- En 1987 à Lachal : la pauvreté.
- En 1988 à Saint Etienne : les signes des temps.

Au fil de ces rencontres, les sœurs adressent des appels :

« Acceptez-vous de devenir Amis de Gethsémani, témoins actifs de cet amour de Dieu ? »

« Il s’agit d’un choix spirituel. »

« Nous ne voudrions pas profiter de vous, pour faire des choses, mais nous aimerions que vous pensiez des choses vous aussi, en lien avec Gethsémani. »

En 1990, leur appel est plus précis :

« L’heure est venue de nous associer laïcs-sœurs… Il vous reste à faire un pas de plus… ».

23 amis s’engagent, par écrit, à l’initiative des sœurs. Il s’agit de s’engager dans une recherche commune afin de « concrétiser en actions nouvelles l’esprit de Gethsémani ». Toujours à l’initiative des sœurs, les 23 signataires élisent 5 d’entre eux chargés d’élaborer un projet de structure pour un groupe de laïcs « en lien » avec les sœurs de Gethsémani.

L’aventure des Amis de Gethsémani en tant que groupe proprement dit, commence là… Il s’agit vraiment d’une aventure dans laquelle nous sommes catapultés (et consentants !)...

En 1992, après bien des tribulations, les Amis de Gethsémani remettent aux sœurs réunies en Assemblée générale, le TEXTE FONDATEUR DES AMIS DE GETHSEMANI.

Ce texte est constitué de 4 chapitres. Il atteste l’identité des Amis de Gethsémani.

1. Origine des Amis de Gethsémani 2. Esprit du Charisme de Gethsémani 3. Finalité du groupe 4. Statuts

Un journal annuel « Le lien » est proposé ainsi qu’une trésorerie pour les frais de fonctionnement du journal et des rencontres.

En 1995, la Charte des Amis de Gethsémani est approuvée et rendue définitive.

Les Amis de Gethsémani. Schéma présentant les différents espaces où se situent les laïcs, amis des sœurs de Gethsémani.

Légende :

1. Charisme : le cœur du charisme propre aux sœurs et partagé avec des amis qui se retrouvent dans les pages d’évangile de Gethsémani.

2. Charisme et mission : amis qui s’engagent avec nous, vivent notre spiritualité et partagent l’une ou l’autre de nos missions.

3. Mission : amis et sympathisants, qui nous soutiennent dans la ponctualité et participent aux actions et initiatives pour faire vivre l’une ou l’autre de nos missions ; nos familles.

4. Amis des sœurs : personnes fragiles, qui sont proches par leur vécu des communautés ; personnes, enfants, jeunes, adultes, qui sont accueillies dans les communautés de type « vivre avec ».

Vous venez de repérer dans le graphique, où se situent l’implication de nos amis et sympathisants ; ils se situent par rapport au charisme, du centre vers la périphérie. Ce qui me semble important c’est de garder une grande attention à ce qui se passe à la périphérie ! C’est là que nous percevons de nouveaux appels et de nouvelles exigences à vivre le charisme de Gethsémani. Tout cela est possible parce que nos amis sont présents dans le partage du charisme, de la mission et de nos diverses actions. Par exemple, certains amis sont directement impliqués dans la direction d’une de nos institutions (maison d’enfants, maison de retraite), dans la gestion d’un lieu de vie pour personnes handicapées et certaines de nos relations ont fait naître des associations loi 1901 qui accompagnent financièrement le projet d’accueil d’enfants à la Maison Saint Vincent au Niger.

Il arrive que certains amis aient besoin ou soient dans l’obligation de s’impliquer moins, aussi peuvent-ils continuer d’être actifs autrement, en passant de l’un à l’autre des cercles représentant la présence des laïcs à nos côtés. Rien n’est figé ; tout se vit dans la liberté et le mouvement. Concrètement, nous avons mis en place très vite, une structure à minima ! Pour chaque région où nous avons des communautés, une sœur est répondante de l’Institut, en lien avec le groupe des Amis et sympathisants de la région.

Chaque région est autonome pour organiser des rencontres,
- soit de type spirituel deux fois par an,
- des journées d’amitié une fois par trimestre
- actions diverses pour un soutien financier à la Maison Saint Vincent à Niamey, au Niger
- participation à la veille de prière une fois par mois dans les communautés
- présence et renouvellement de leur engagement à vivre la charte des Amis de Gethsémani lors de la veille du Jeudi Saint avec les communautés.

Au plan national, une sœur est coordinatrice des différentes régions. Elle suscite et anime les rencontres spirituelles, participe aux propositions régionales, prépare avec quelques laïcs l’Assemblée Générale des Amis de Gethsémani, une fois par an, temps fort d’échange, d’approfondissement spirituel et de fraternité.

Le journal « Le Lien » proposé une fois par an, est pris en charge par une petite équipe de laïcs.

Tous les six ans, nous proposons à Toussaint, pour tous nos amis et le plus largement possible, une rencontre pèlerinage à Lourdes avec un thème précis, en lien avec le charisme de Gethsémani. Nous nous retrouvons plus de deux cents, enfants, jeunes, adultes, à l’Accueil Notre Dame. Nous venons de réduire ce temps en proposant les rencontres à Lourdes, tous les trois ans. Cette année l’invitation était la suivante : « Sur les pas de Bernadette, avec les sœurs de Gethsémani. »

Nous n’hésitons pas à inviter tous nos amis pour certains temps forts : 140 ans de l’Institut, engagements définitifs de nos sœurs…

Conclusion.

Autour du charisme, c’est tout un réseau de laïcs qui s’implique. Il ne s’agit pas de trouver des laïcs pour remplacer les sœurs, mais de vivre, chacun, à notre place de baptisé, la mission qui est la nôtre, dans l’esprit vincentien, selon l’expression de Monsieur Vincent : « J’ai peine de vos peines. »

C’est ensemble que nous sommes appelants : « Que cherchez-vous ? Venez et voyez ». Il est remarquable de constater que de plus en plus, les laïcs s’invitent entre eux pour agrandir le cercle des amis. Souvent ce sont des personnes, des familles qui traversent de graves difficultés telles que la maladie, le deuil dont la mort d’un enfant, le handicap, la marginalité, la rupture avec l’Église, la révolte, l’isolement… des situations qui rapprochent du charisme de Gethsémani… Cet accueil rejoint tous ceux et celles, sœurs et laïcs qui continuent d’entendre la parole de Jésus : « Vous n’avez pas pu veiller une heure avec moi… veillez et priez ».

Depuis 25 ans déjà, c’est une invitation pour les laïcs et les sœurs, ensemble, à la veille, à la vigilance auprès de ceux qui, d’une manière ou d’une autre, traversent la nuit de Gethsémani.

Mgr Jean Pierre RICARD intervenait au rassemblement Religieux-Laïcs à Lourdes 2007 : « Les familles spirituelles : un nouveau visage d’Église ? Vous serez mes témoins. » J’emprunte ce qu’il nous disait, pour conclure :

« En regardant les laïcs que je connais, qui ont voulu faire partie d’une « famille spirituelle », je constate qu’ils éprouvent le besoin de se ressourcer, de se retrouver face à Dieu, face à eux-mêmes, pour être davantage disponibles aux autres. Dans un environnement qui ne conduit ni à la confiance, ni à l’espérance, ils souhaitent s’enraciner encore davantage dans ces valeurs évangéliques qu’ils découvrent comme fondamentales, en particulier, dans un contact avec une famille spirituelle…

…Je pense que l’expérience des laïcs associés vient ainsi questionner notre Église et la remettre devant l’essentiel que doit être sa vie : accueillir le don gratuit du salut par Dieu et y répondre gratuitement. »

Marie-Lise MILHE, sœur de Gethsémani


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